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L’Euro 2008 pour les entraineurs : c’est du quitte ou double

Les compétitions internationales sont souvent l’aboutissement d’une campagne de qualification éprouvante. Les sélectionneurs doivent justifier la confiance de leur fédération en obtenant des résultats. Car bien souvent, les entraîneurs qui ne passent pas le premier tour sont renvoyés illico presto à d’autres activités. Revu d’effectif pour ce championnat d’Europe 2008.

Les fédérations de football sont souvent très taciturnes. Justifiant leurs confiances envers les sélectionneurs, elles n’acceptent pas d’être éliminées au premier tour. Les exemples d’entraineurs remerciés après un championnat d’Europe ou une Coupe du Monde se ramassent à la pelle. Bien souvent, les objectifs de qualification en phase finale sont posés avant le début de la compétition. Et une élimination prématurée engrange de la frustration et la désapprobation de toute une nation. Dans ces cas là, le manager devient le coupable idéal.

La Suisse fut le premier pays éliminé de l’Euro 2008. Deux défaites en autant de matchs. Pourtant Kobi Kuhn avait prévu de partir après la compétition, et ce quelque soit le résultat final de la Nati. L’entraineur helvète a passé 7 ans en sélection nationale, “une éternité en football” comme le souligne le Neue Zuercher Zeitung. Malgré ces deux défaites, la presse et la population sont satisfaites des performances de Kuhn. Il a qualifié la Suisse pour les grandes compétitions (2004, 2006 et 2008) et a redoré le blason helvète. Mais ce n’est pas le cas d’autres sélectionneurs.

Champion d’Europe en 2004, la Grèce a perdu ces deux matchs contre la Suède et face à la Russie. Non-qualifié pour la Coupe du Monde 2006, Otto Rehagel se sait sur un siège éjectable. Le peuple grec est relativement gentil avec lui car il a ramené ce titre surprise de champion d’Europe. Mais l’élimination et le choix des joueurs font monter la pression sur l’entraîneur grec. Le sélectionneur de l’équipe de Pologne, Leo Beenhakker, se sait aussi menacé si sa nation ne passe pas la phase de poule.


La tactique des sélectionneurs. Et pour les grandes nations me diriez-vous? C’est encore pire. Les deux équipes du Groupe C en difficulté, l’Italie et la France, possèdent des entraîneurs à fort caractère. Raymond Domenech ne cesse de rappeler ses envies de titre avec l’équipe de France. Critiqué et éreinté par la presse française, le sélectionneur a répondu de la plus belle des manières en obtenant la seconde place de la Coupe du Monde 2006. Il en a profité pour signer un nouveau contrat expiré en 2010, empochant par la même occasion une revalorisation salariale. Oui mais si la France se fait éliminée mardi prochain, Domenech pourrait faire ses valises. “En ce qui me concerne, je soutiendrai Domenech jusqu’au bout, nous sommes un tandem. Je ne suis pas un homme déloyal, je ne dirai pas “Raymond, démission”. Je suis pour son maintien jusqu’en 2010″ déclare Jean-Pierre Esccalettes, le président de la fédération française de football. Indiscutable il y a deux mois, Domenech devient discuté.

Le même problème se pose pour le sélectionneur italien Roberto Donadoni. Qualifiant les Italiens avec la manière (premier de son groupe devant la France), l’ancien joueur de la squadra azzura a rempilé pour deux ans justes avant le début de l’Euro 2008. Mais les deux performances moyennes face aux Hollandais et aux Roumains plonge le sélectionneur dans une position inconfortable. Les rumeurs de remplacement se multiplient déjà de l’autre côté des Alpes. La succession de Lippi s’annonçait difficile, elle devient périlleuse.

L’Euro 2008 vu de la machine à café : l’élimination de la Suisse

Ce qu’il ne faut pas dire ce matin : “La Suisse peut encore créer la surprise dans cette compétition. Hier soir, les Helvètes ont été impressionnants de maîtrise. Leur portier Diego Benaglio a fait un match extraordinaire, il dégage une sérénité à tout épreuve. La Nati attend de pied ferme le Portugal qu’ils souhaitent éliminer de la compétition une bonne fois pour toute.”

Ce qu’il faut dire ce matin : “Un petit tour et puis s’en va. Malgré deux matchs accrochés, la Suisse a perdu ses deux premières rencontres. Elle est éliminée de la compétition pour son premier Euro organisé. La Nati manque encore de joueurs cadres et d’expérience au plus haut niveau. Ouvrant le score contre les Turcs, ils n’ont pas su préservé leur avantage et sont logiquement sortis du championnat d’Europe.”

12 juin 2008 - Aucun commentaire
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La Suisse déjà évincée de l’Euro

Sous une pluie diluvienne et un terrain à la limite du praticable, la Turquie s’est imposée 2-1 dans les arrêts de jeu. Turan envoie les supporters Turcs au septième ciel en toute fin de partie (92e). La Suisse est éliminée de son Euro alors que la Turquie jouera sa qualification face aux Tchèques.


Ce match s’annonçait comme une revanche de 2006. La Turquie avait alors éliminé la Suisse dans un match de barrage tristement célèbre. Des incidents ont émaillé cette rencontre après le déclenchement d’une bagarre générale amorcée par les joueurs et sles staffs techniques. La Turquie avait du jouer 6 matchs à huit clos alors que la Suisse s’était acquitté d’une très grosse amende. L’auxerrois Stephane Grichting s’en souvient encore, lui qui avait été gravement blessé lors de cette rencontre.

Ce sont les Suisses qui ont pris le meilleur départ. Face à des Turcs aux shorts bleus inhabituels, les Helvètes mettent la pression en début de rencontre. La Turquie riposte par à-coup mais l’absence de leur capitaine Emre pèse sur le terrain. Placé en 4-4-1-1, les deux équipes ont bien du mal à se déborder jusqu’à ce qu’un élément naturel ne vienne perturber et animer la rencontre : la pluie. Sous une averse battante, les Suisses tirent pour a première fois de la partie par Inler aux 25 mètres que le gardien turc capte en deux temps (20e). Hakan Yakin, le remplaçant du malheureux Frei, s’essaye à une frappe aux abords de la surface qui passe juste à côté (23e). La pluie continue à tomber et la pelouse devient inondée. A la 25ème minute, Barnetta enroule un coup-Franc que Demirel enlève d’une superbe parade main gauche. Le match s’anime enfin, le jeu devient plus direct du fait des conditions atmosphériques. Les Turcs, timides jusque là, profitent d’un mini-corner pour inquiéter les Suisses. Frappé fort côté droit, le ballon est dévié par le portier suisse sur un de ses coéquipiers qui envoie le ballon sur le poteau (29 e). Les débats se font de plus en plus rudes, les tacles de moins en moins maîtrisés. Les flaques d’eau ralentissent considérablement le jeu et les équipes doivent jouer long pour trouver des solutions. Cela avantage des Suisses moins adepte du jeu court que les Turcs. Et à la 32ème minute, sur un long ballon de Senderos, Derdiyok s’échappe côté droit, centre fort pour Yakin qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans les buts vides. Le numéro 10 helvète ouvre la marque, aidé par une flaque heureuse qui a ralenti le centre de son coéquipier. Puis Yakin est même tout prêt de doubler la mise sur une action identique mais il manque cette fois le cadre pourtant à 5 mètres de lui.

A l’entrée de la seconde mi-temps, la pluie a cessé de tombé. Fatih Terim décide alors de remplacer 2 joueurs pour tenter de revenir à la marque. Après un premier quart d’heure distrait, les Turcs parviennent à leur fin. Sur un décalage côté gauche, Nihat centre pour le nouvel entrant Semih Senturk qui trompe le portier suisse d’une tête bien cadrée. Benaglio manque de fermeté dans sa main gauche et ne peut enlever la frappe (57e). Les Suisses tentent de réagir par une frappe de Magnin (61e). La Nati est dominée dans ce second acte et les Turcs veulent les crucifier. Tuncay manque un centre fuyant qu’attendait Semih seul au second poteau (73e). Puis sur un contre suisse rondement mené, Yakin place un plat du pied à bout portant que Demirel enlève promptement (84se). Le portier Turc fait oublier le célèbre Rustu dans les cages ottomanes et justifie la confiance de son sélectionneur. La Suisse est poussée par tout un stade et c’est pourtant les Turcs qui vont prendre l’avantage dans les arrêts de jeu. Sur un énième contre, Turan, le joueur de Galatasaray, conduit le ballon côté gauche, rentre dans l’axe, crochète et frappe vers le but suisse. Muller dévie le ballon et trompe involontairement son portier (92e). Le ciel vient de s’abattre sur les Suisses.

Malgré des conditions atmosphériques extrêmes, les 22 acteurs ont offert un spectacle très correct. La Turquie fait la très bonne opération de la soirée alors que la Suisse est éliminée de son Euro. La Nati ne mérite surement pas la défaite mais le football est ainsi fait. Parfois cruel pour les uns et magique pour les autres

Groupe A :
Suisse – Turquie : 1-2
Buts : H.Yakin (32e) pour la Suisse, Semis Senturk (58e) et Turan (92e) pour la Turquie

Source : www.goal.com

11 juin 2008 - Aucun commentaire
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La première journée des groupes s’est déroulée dans un fair-play relatif

“Les joueurs se sont très bien comportés sur les terrains. Il y a eu assez peu de cartons jaunes, et pas de carton rouge. Les joueurs, qui portent le mot +respect+ sur le maillot, se sont très bien comportés” a souligné William Gaillard, directeur de la communication de l’UEFA. Si on ne peut que féliciter l’attitude sur le terrain, on ne peut en revanche que condamner les évènements d’Allemagne-Autriche.

0 : c’est le nombre de cartons rouges sortis pour la première journée des phases de poule. En ce début de l’Euro, les arbitres n’ont pas énormément sanctionné les seize équipes excepté pendant l’affiche Italie-Pays-Bas. Si l’on peut regretter quelques simulations, nous pouvons nous réjouir d’un engagement raisonnable qui rend les matchs agréables et vivants. Mais rappelons qu’aucune équipe n’a besoin de se livrer dans ces premières rencontres. Le rythme va augmenté peu à peu et les matchs couperets du troisième et dernier tour de poule devraient malheureusement accoucher de quelques tacles méchants comme cela est souvent le cas dans les grandes compétitions.

L’Uefa souligne aussi le bon comportement général des supporters : “Contrairement à ce que nous avions observé au cours des deux années passées, les hymnes des équipes adverses n’ont pas été sifflés, mais au contraire souvent applaudis” ajoute William Gaillard. La fête côté tribune bat son plein. Mais certains sont quand même exempts des félicitations et méritent les fameux cartons rouges.

Suisse-Turquie, la revanche
. En première mire, les supporters allemands. Pourtant vainqueurs sur le terrain, une poignée de fans de la mannschaft a été interpellée le 8 juin dernier en compagnie de supporters polonais. Ces pseudos-supporters allemands n’ont rien trouvé de mieux que de scander des slogans antisémites et xénophobes à l’encontre des polonais. Certains allemands ont décidément bien du mal à se tenir. Après le drame du gendarme Daniel Nivel pendant la coupe du monde 1998 (attaqué par des hooligans) et les péripéties du mondial 2006, ces nouvelles arrestations montrent que le fléau des hooligans n’est pas encore totalement endigué.

Excepté ces 157 arrestations après le match Allemagne-Pologne, le début de l’Euro a été assez propre tant sur la pelouse que côté tribunes. Il va falloir suivre maintenant avec attention la rencontre Turquie-Suisse, revanche du match de barrage comptant pour la coupe du monde 2006. Lors de cette rencontre, les deux équipes en étaient venues aux mains. Les joueurs et l’encadrement des deux nations avaient déclenché une bagarre générale où l’auxerrois Stéphane Grichting fut gravement blessé. Les Turcs s’étaient rendus coupables de gestes déplorables. Suite à ce triste spectacle, la Turquie avait été sanctionné de trois matchs de suspension de terrain et d’une amende de 130 000 €. Les Suisses ne furent pas exempts de tout reproche avec un hymne Turc copieusement sifflé et une insulte d’Alexander Frei émise en direction de l’entraîneur Fatih Terim.

La leçon semble avoir été retenue par les deux équipes. Les arbitres, tant critiqués avant la compétition mais si efficaces depuis le début de l’Euro, devront s’employer pour tenir un match qui s’annonce électrique.

11 juin 2008 - Aucun commentaire
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La France et la Suisse : les meilleurs ennemis

Deux nations et pourtant deux stratégies différentes. L’équipe de France, favorite et relativement “surcôtée”, emploie une politique bien opposée à celle de l’équipe de Suisse, petit poucet du championnat d’Europe. Des choix qui soulignent l’antagonisme ambiant que cultive certains supporters.

Il y a quelques jours, à la question du pourquoi avoir choisi l’isolement, Raymond Domenech avait répondu “‘C’est juste obligatoire”. Le choix du sélectionneur français de fermer l’accès à l’hôtel des Bleus, boutiques comprises, a été fortement critiqué par la communauté Suisse. La vie très privée des Français contraste avec la vie plus libérée des Suisses. Le sélectionneur Helvète, Kobi Kuhn, a décidé lui, de laisser plus de marge à ses joueurs. Preuve en est, les sites internet personnels développés par certains joueurs Suisses pendant la compétition. Ainsi, Philippe Senderos a lancé son blog dès le début de l’Euro. Alternant billets, analyses vidéos et chroniques, le joueur suisse est libre de donner son avis sur le championnat d’Europe. On imagine mal Domenech laisser Nicolas Anelka tenir un blog sur ses performances en maillot bleu…

Un visiteur suisse du blog de Sud Ouest et blogueur lui même, nous précisait il y a peu que “l’isolation demandée par Raymond Domenech symbolise parfaitement ce que les Suisses détestent dans la culture française : le privilège.” Un privilège que Raymond Domenech admet cultiver car il souhaite mettre toutes les chances du côté français. On connaît le caractère bien trempé du sélectionneur français qui laisse quelques avantages à ses joueurs mais demande en retour un investissement conséquent.

Mais les Suisses, en plus de détester la culture française du privilège, haïssent le football français. La jalousie helvétique envers le ballon rond hexagonal remonte à plusieurs années : “Pour ce qui est de la relation footbalistique entre la Suisse et la France, c’est assez houleux depuis quelques années déjà.” ajoutait notre blogueur. Le manque de compétitivité de la super league Suisse (équivalent de la Ligue1), les contre performances de la Nati enragent certains supporters helvètes. Les frontaliers voient même surgir le succès du football français à moins de 10km de chez eux. Pour exprimer leur désapprobation, lors de la dernière coupe du monde 2006, des Suisses ont créé et porté un tee-shirt spécial visant l’équipe de France. Cette rivalité reste néanmoins amicale et bon enfant.

Malgré l’antagonisme de certains supporters, la passion des deux pays pour le football international reste intact. Les blogs et autres site internet dédiés à l’Euro 2008 affluent sur la toile. Le quotidien suisse Le Matin offre des nouvelles pertinentes et originales sur le championnat d’Europe. Avec un ton décalé, les internautes peuvent découvrir la vie et les péripéties de la sélection suisse.

Côté français, ça ne bouge pas beaucoup. Beaucoup de blogs naissent sur la toile mais la plupart manquent d’originalité. Pour exemple, les photos de la compétition proviennent exclusivement des sites de sports ou d’agence de presse. Certains essaient de contrer cette mouvance comme le blog d’envoyés spéciaux lancé par “So Foot” et “Libération”. En direct de Suisse, le ton du direct offert par les journalistes nous donne des billets agréables et originaux. Des photos des scènes en direct viennent compléter les écrits des reporters. Un blog à consommer sans modération.

9 juin 2008 - Aucun commentaire
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[PUB VIDEO] L’Euro 2008 vu par…la Suisse

Le blog Euro 2008 de la rédaction de Sud Ouest continue sa tournée des pubs TV diffusées sur les chaînes à l’occasion de la compétition. Aujourd’hui, la Suisse tire son épingle du jeu en diffusant un spot pour une célèbre marque de barre chocolatée. Un supporter s’entraîne pour pouvoir se faire entendre dans ses chants pour la Nati. L’idée est originale mais le spot manque de rythme. L’équipe de Suisse peut néanmoins compter sur leurs supporters à défaut de leur meilleur attaquant, Alexander Frei, blessé pour le reste de la compétition.

Installez le plugin Flash pour voir l'animation : Cliquez ici pour le télécharger



Note du blog : 6,5/10. Et vous, qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à nous envoyer des publicités trouvées sur internet

9 juin 2008 - 1 commentaire
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L’Euro 2008 vu de la machine à café : le début de l’Euro

Ce qu’il ne faut pas dire ce matin : “Quel début surprenant pour cet Euro 2008! Il n’y a eu que des surprises pendant ces deux premiers jours. L’Autriche a joué un football remarquable et la Suisse peut compter sur ses attaquants pour se qualifier. A ce rythme là, la Grèce va garder son titre de champion d’Europe.”

Ce qu’il faut dire ce matin : “Malgré des matchs accrochés, les favoris sont bien rentrés dans la compétition. Les portugais et les allemands ont été présents tant techniquement que physiquement. Les deux pays co-organisateurs n’ont pas si mal joué que cela même si leur déficit technique saute aux yeux. Ils peuvent néanmoins compter sur le soutien populaire pour espérer une victoire dans le second match.”


Résultats du week end :
Groupe A : Suisse 0-1 République Tchèque
Portugal 2-0 Turquie
Groupe B : Autriche 0-1 Croatie
Allemagne 2-0 Pologne

9 juin 2008 - Aucun commentaire
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Euro 2008 : Groupe A, la logique respectée

Aucune surprise n’est venue conclure la journée d’ouverture de l’Euro 2008.

Bien qu’entreprenante et volontaire, la Suisse a perdu 1-0 contre la République Tchèque. Très mauvaise opération pour les helvétiques face à un adversaire pourtant à sa portée. Ballotés, les tchèques n’ont trouvé le chemin des filets qu’en milieu de seconde mi-temps par l’inconnu Sverkos à la 70ème minute. Alexander Frei, le capitaine de l’équipe suisse, s’est blessé en fin de première mi-temps. Sorti en larmes, le joueur de Dortmund est forfait pour le reste de la compétition, touché aux ligaments. Une catastrophe pour l’équipe organisatrice de l’Euro.

Dans le second match de la poule, le Portugal a battu logiquement 2-0 des Turcs trop timorés. Pepe a ouvert la marque à la 61ème puis Raul Meireles a fini le travail dans les arrêts de jeu. Après une première mi-temps insipide, les portugais ont haussé leur niveau pour remporter ce premier match. Les turcs ont semblé manquer de jus et de mouvement pour pouvoir inquiéter les finalistes de 2004.

Dimanche 8 juin, place au groupe B avec Autriche-Croatie et Allemagne-Pologne

8 juin 2008 - 2 commentaires
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“Le football est sans doute le sport le plus homophobe”

Samedi prochain s’ouvrira le 13ème championnat d’Europe des nations en Suisse. Une semaine avant la cérémonie d’ouverture, 5000 manifestants, à l’appel de l’association Christopher Street Day, ont profité de l’occasion pour demander à Zurich plus de tolérance envers les homosexuels dans le monde du sport.

Victoria Beckam, Adriana Karembeu : les exemples de superbes femmes de footballeurs se multiplient. Dans ce sport viril et populaire, les femmes font la une des journaux people et l’homosexualité est bannie. Les sportifs célèbres ou amateurs doivent avoir une bonne dose de courage pour révéler leur homosexualité. L’association Christopher Street Day a profité de l’ouverture de l’Euro en Suisse pour organiser une manifestation pour plus de tolérance dans le sport.

” Le football est sans doute le sport le plus homophobe » déclare Patrick Vassort, maître de conférence à l’université de Caen dans le livre de Jerome Jessel Sexus Footballisticus. Le football est le sport le plus populaire du monde et le plus pratiqué en Europe. Une grande majorité de gens se rallient à cet engouement que revêt un match de football. Dans ce sport, les minorités dérangent alors pourquoi les exposer alors qu’on peut les cacher? C’est ce que doivent penser certaines personnes homophobes dans le monde du foot. “Il n’y aura pas un seul pédé dans mon équipe. Et si, d’aventure, l’un d’entre eux tentait de passer entre les mailles du filet, je saurais le repérer” déclarait Otto Baric le selectionneur croate de 2004.

Or il n’ y a aucune raison que le sport numéro 1 en Europe n’échappe aux statistiques. Selon Philippe Liotard, maître de conférence à Lyon I, 1 homme sur 20 est de tendance homosexuel. Mais ces personnes ne se déclarent pas souvent en tant que tel. Certains footballeurs se cachent et s’inventent une vie banale afin de ne pas être chassés du monde impitoyable du football. L’ancien nancéen Oliveir Rouyer l’a appris à ses dépends. L’actuel consultant de Canal + est “sorti du placard” le 16 février dernier dans un entretien au magazine l’Equipe. Lors de sa déclaration, Olivier Rouyer soupçonne que son orientation sexuelle, d’ordre privée, lui a valu d’être remercié du poste d’entraîneur de l’AS Nancy Lorraine en 1994.

L’association suisse a voulu contrer cet homophobisme ambiant.
Les manifestants, vêtus d’habits de sports et portant des ballons de football de couleur rose, ont défilé de l’Helvetiaplatz à la Bahnhofstrasse, accompagnées de 15 voitures. Le Christopher Street Day commémore chaque année les émeutes qui avaient opposé en juin 1969 des homosexuels et des policiers dans la Christopher Street de New York. En France, les initiatives pour éradiquer ce fléau ne manquent pas mais sont parfois trop timides. Le 20 mars 2005, le PSG décide de diffuser un clip pour lutter contre l’homophobie à la mi-temps d’un match. Des sifflets et des insultes ont accompagné ce spot. Quand la bêtise s’associe au sport, ce qui devrait être un jeu ne devient qu’un affreux lieu de pugilat.

L’Euro 2008 doit être une fête pour tout le monde, minorité comme majorité. Les organisateurs suisses et autrichiens devront tout faire pour limiter et éviter ces types de débordements.

4 juin 2008 - 4 commentaires
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Les gendarmes Suisses prêts pour l’Euro 2008

SAINT-ASTIER (24). Le Centre d’excellence forme des gendarmes helvètes au maintien de l’ordre en vue du prochain championnat d’Europe de football.

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Le 21 juin 1998, la ville de Lens bouillonnait à quelques heures du coup d’envoi de la rencontre Allemagne-Yougoslavie, comptant pour la phase qualificative de la Coupe du monde de football. Les supporteurs, parmi lesquels un millier d’allemands enivrés, étaient venus en nombre, davantage pour en découdre hors du stade que pour assister au match. Ces hooligans ont arpenté les rues et tout détruit sur leur passage. Ils en sont aussi venus aux mains avec les forces de l’ordre. L’un des gendarmes mobiles, Daniel Nivel, avait été violemment frappé et laissé pour mort.Pour éviter que ce triste fait divers ne se reproduise, toutes les rencontres de football dites « à risques » sont désormais encadrées par des forces de l’ordre en nombre suffisant.Haute intensité.

Le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier, en Dordogne, pôle d’excellence européen dans le domaine de la formation au maintien de l’ordre public, est aujourd’hui une structure sans équivalent. Toutes les unités de police et de gendarmerie d’Europe y séjournent afin de parfaire leurs techniques d’intervention aux côtés des gendarmes français. Des forces de l’ordre polonaises, hollandaises, allemandes, espagnoles et italiennes y viendront ainsi en manœuvre dans quelques jours, dans le cadre d’échanges internationaux.Depuis le début de l’année, c’est un fort contingent suisse qui bénéficie d’un stage de haute intensité, au même titre que les escadrons de gendarmerie mobile. « Ce stage a la vertu de conditionner tactiquement les personnels confrontés à des situations très dégradées », confie le capitaine Iskander Sassoui, référent communication au CNEFG. « Les Suisses ont été immergés dans des exercices en vue de besoins très précis et de leur volonté de perfectionnement. »Des événements violents. Les forces de l’ordre helvètes se préparent ainsi à accueillir les milliers de supporteurs qui vont déferler à Genève, Berne, Bâle et Zurich lors du championnat d’Europe de football qui débute le 7 juin prochain.

« La coopération avec les Suisses s’est accrue depuis l’organisation du G8, en 2008 », rappelle le colonel Didier Quenelle, commandant le CNEFG. « Six détachements des cantons francophones et italophones, soit 180 personnels, sont venus chez nous. Le but est d’expliquer que la surveillance d’un stade est, à la base, un service d’ordre qui consiste à orienter et canaliser une foule, a priori pacifique car le sport est avant tout une fête. Cet aspect-là, les Suisses savent le traiter. Nous les avons préparés, comme nos escadrons de gendarmerie mobile, à affronter des événements violents. On n’a pas travaillé la technique de gestion d’une foule sur un match de foot classique, mais le face-à-face avec des gens agressifs et dangereux de type casseurs. »

Le lieutenant Daniel Schneider, officier spécialisé dans les échanges franco-suisses au Centre d’excellence de la gendarmerie nationale, a élaboré les scénarios les plus exigeants et réalistes au sein du village reconstitué avec immeubles et barricades. « Nous avons orienté nos exercices sur la gestion des grands rassemblements avec une foule hostile. »Une réforme en cours. Les autorités helvètes se sont rendues à Saint-Astier afin de voir évoluer leurs unités à quelques semaines des trois rencontres de poule, des deux quarts de finale et de la demi-finale qui se déroulera le 25 juin à Bâle. « Chez eux, l’intensité des interventions varie selon la politique menée au sein des cantons », observe le capitaine Sassoui. « En fonction des événements, les polices ou gendarmeries cantonales se renforcent selon le principe fédéral. Une réforme du maintien de l’ordre est en cours. Elle s’inspire de la doctrine gendarmique française. »

L’Euro 2008 servira (ou non) d’exercice grandeur nature. Les effectifs sont désormais formés.

Article de Jean-Michel Desplos, Sud Ouest.

23 mai 2008 - Aucun commentaire
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