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L’Euro 2008 vu de la machine à café : la victoire de l’Espagne

Ce qu’il ne faut pas dire ce matin : ” L’Espagne a gagné l’Euro 2008 avec une chance incroyable. L’équipe a eu le bonheur de tomber dans une poule relativement facile. Elle gagne de justesse aux tirs aux buts face aux Italiens. La nation espagnole est la seule à avoir jouer à son niveau, les autres équipes ont été très décevantes.”

Ce qu’il faut dire ce matin : “Bravo à l’Espagne qui mérite amplement son titre de champion d’Europe. L’équipe a remis au goût du jour un jeu offensif d’une à deux touches de balles. Les hommes d’Aragones n’ont pas cessé de jouer vers l’avant alternant des passes courtes et un jeu long à bon escient. 44 ans après leur dernier sacre, ce titre récompense une génération dorée des Fabregas, Torres et Silva. Petits gabarits mais grands par le talent.”

30 juin 2008 - Aucun commentaire
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España por favor !

Favorite logique de cette finale, la sélection ibérique a assumé son statut sans jamais trembler ou presque tant elle a maîtrisé les événements. Puis Torres est devenu un héros.

ma0__quay___photo_9_b_____m1-5532571.JPGQuarante-quatre ans d’espoirs déçus, de frustration, de désillusion et de sarcasmes ont volé en éclat, hier soir, à Vienne dans la liesse d’un triomphe annoncé. Comme depuis l’ouverture de cet Euro, l’Espagne aura été la seule nation à assumer le statut de favori à chaque rencontre. Dans cette finale, elle a su encore une fois imposer son intelligence, sa lecture de la rencontre, sa supériorité technique, en clair son talent. L’Allemagne n’a rien à regretter. Son adversaire du jour était plus fort, bien meilleur. On se doute qu’à San Sebastian, à Barcelone, à Valence en passant par Madrid, la Corogne, tout un pays est en extase. Elle va célébrer le deuxième titre de son histoire jusqu’au bout de la nuit et chanter « viva España » sur l’air des lampions.

 

 

On a beau dire, mais une finale d’une grande compétition internationale n’est jamais un instant comme les autres. Le dernier match est toujours magique même s’il est emprunt d’une terrible indécision qui fait basculer les uns dans le bonheur suprême, les autres dans le désarroi le plus complet. L’heure n’est plus aux interrogations, aux doutes et à l’introspection. La concentration, l’attention, l’application sont maximales. La tension nerveuse, la pression le sont aussi. L’Allemagne est une grande habituée avec treize finales déjà disputée. En fait, cela ne lui servira que dix minutes dans une première période maîtrisée autant tactiquement que techniquement par des Espagnols toujours au sommet de leur art. Et le but d’avance offert au peuple ibérique par Fernando Torres n’est que la récompense d’une domination sans partage.

La Mannschaft n’en profite pas. Pourtant, dans ce match, ce n’est pas attaquer le premier où il convient d’être performant mais plutôt dans le savoir-faire de la contre-attaque. Pour cela, il faut se montrer patient, être bien en place, se reposer sur une bonne assise défensive et attendre les premières erreurs. Les protégés de Luis Aragones vont commettre les premières l’espace d’une entame un peu trop stressée. Les Allemands ne sauront en profiter. À tort. Et voilà la mécanique espagnole prête enfin à fonctionner. Avec une subtilité apportée par Aragones, la permutation des deux joueurs offensifs de couloir. Iniesta est passé à gauche, Silva à droite, afin de perturber les deux latéraux.

Alors, Casillas et ses partenaires laissent l’initiative des opérations à leurs adversaires qui tombent dans le piège comme des enfants. Incapables de conduire leurs actions au bout, leurs pertes de balle sont mises aussitôt à profit par des Espagnols tout heureux de l’aubaine. Sous l’impulsion d’un Fabregas, à la passe millimétrée, d’un Xavi, toujours prompt à franchir le premier rideau, et d’un Iniesta, redoutable lorsqu’il repique à l’intérieur, la défense germanique commence à prendre l’eau de toutes parts. Lehmann écope une première fois, son montant le sauve une deuxième. Il ne peut rien, en revanche, sur la troisième. Senna sert Iniesta, plein axe, qui profite du laxisme du milieu adverse. Il lance Fernando Torres dans l’intervalle. Et celui-ci accélère et dépose sur place Lahm avant de piquer son ballon au-dessus de Lehmann (33e). L’ivresse s’empare alors des aficionados. En face, seul Ballack est à la hauteur de l’événement. Il joue à merveille entre les lignes et dans les intervalles. Un poison trop isolé pour le moment.

Coaching payant. Ce que confirme la reprise avec l’insolente maîtrise espagnole qui perdure surtout dans la récupération. L’Allemagne semble résignée à ce moment et multiplie son déchet technique par deux. Silva puis Torres font parcourir le frisson le long de l’échine de Lehmann. Joachim Löw abat ses atouts sans tarder. Il sort un milieu défensif pour lancer un attaquant, Kuranyi et change son système. Il passe en 4-4-2 avec un milieu en losange. L’effet est immédiat dans la présence et l’impact. Heureusement, Casillas est impérial. À son tour, Luis Aragones procède à son coaching avec l’entrée de Xavi Alonso et Cazorla, capables de mieux défendre dans une fin de match.

Il n’en faut pas plus pour rééquilibrer une équipe placée sur le reculoir. Et à l’Allemagne pour perdre à nouveau son football. Le milieu enchaîne les imprécisions et les maladresses techniques ce qui profite à leurs adversaires. La preuve, Ramos contraint Lehmann à une parade décisive sur son coup de tête (67e) et Metzelder sauve sur sa ligne dans la foulée. On est plus près du 2-0 que du 1-1. Surtout lorsque sur un mouvement d’école à trois, Senna est un poil trop court pour réussir le break (82e). Et tant que l’espoir aussi ténu soit-il existe, la Nationalmannschaft n’est jamais résignée. La dernière note de la partition de M. Rosetti est nécessaire pour lui faire admettre sa défaite. Aussi cruelle que logique.

Alain Goujon, Sud Ouest

30 juin 2008 - Aucun commentaire
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Finale de l’Euro : Espagne 1 Allemagne 0

44 ans après son dernier sacre, l’Espagne redevient championne d’Europe. Grâce à un but de Fernando Torres, les hommes de Luis Aragones ont battu des Allemands qui ne sont jamais rentrés dans leur finale. Michael Ballack n’a pas eu le rayonnement escompté et les défenseurs de l’équipe allemande ont été dépassés par la vivacité espagnole.

Une victoire logique des Espagnols qui recompense le beau jeu pratiqué dans cet Euro 2008!

29 juin 2008 - Aucun commentaire
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L’Allemagne : Un réalisme à tous crins

ALLEMAGNE - TURQUIE. Les hommes de Joachim Löw sont parvenus à renverser le cours d’un match à la portée des Turcs. Ils ont inscrit deux buts dans les dix dernières minutes. Il faudra compter sur eux.

ma0__quay___photo_d_d_____m1-5520349.JPGComme en 1996, lors de l’Euro en Angleterre, l’Allemagne a composté son ticket pour la finale, sans avoir forcément impressionné. Loin s’en faut même. Elle a été le plus souvent dominée par un onze turc, présenté comme une victime expiatoire. Il n’en fut rien en dépit de l’hécatombe au sein de l’effectif. La formation de Fatih Terim a offert pour sa sortie la plus belle image de son football et de son talent. Alors que la Mannschaft est restée dans son créneau, le réalisme à tous crins. Ses deux premiers buts en attestent. Puis, elle s’est offerte à la Turquie. Aussi impossible qu’incroyable. Oui, cette Allemagne sera hyper dangereuse, dimanche à Vienne.Sincèrement, les Turcs ne sont pas récompensés de leurs efforts lorsque M. Busacca renvoie les vingt-deux acteurs pour un repos bien mérité. Car ils auraient mérité de posséder au moins un but d’avance sur un adversaire d’une extrême prudence, timoré à l’excès, presque inhibé par l’enjeu. Des Allemands méconnaissables, quatre jours après leur brillante qualification pour les demies finales obtenues face aux Portugais. À croire qu’au fil des étapes, le statut de favori est de plus en plus lourd à porter.

Surprenants Turcs. Les protégés de Fatih Terim en ont profité pour les prendre à la gorge d’entrée et ne jamais relâcher leur pression et leur envie de créer un vibrant exploit. Avec un onze de départ, pourtant revu et corrigé avec l’absence de neuf joueurs dont quatre du dernier match, ils ont surpris la scène continentale par leur esprit d’entreprise, leur volonté d’aller et une audace jamais entrevue jusque-là. Comme quoi, les Turcs sont aussi capables d’attaquer et de montrer d’autres facettes de leur talent que le simple fait d’être bien regroupé et de défendre comme des forcenés. S’ils désiraient répondre ainsi aux critiques, ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Résultat, ils ont dominé de la tête et des épaules cette première demi-heure avec une large supériorité dans la possession du ballon et les tirs. 15 à 3 et 9 tirs cadrés à 1. On comprend mieux pourquoi Rüstü et les siens ont ouvert la marque. Sur une remise en touche, Sabri adresse un centre repris en déséquilibre par Kazim. Le ballon s’écrase sur la transversale pour la deuxième fois, mais là, Ugur Boral conclut de près face à Lehmann livré à lui-même (22e). On comprend moins l’égalisation germanique survenue dans la foulée. Le réalisme est toujours la meilleure arme de la Nationalmannschaft. Une occasion, un but. Podolski s’infiltre sur la gauche et centre. Schweinsteiger surgit au premier poteau et marque d’un subtil extérieur du droit (26e).

Dur à avaler pour les hommes du Bosphore. Pourtant, ils maîtrisent les événements jusqu’à la pause, preuve d’une foi en eux indéfectible. À la reprise, les Allemands ne veulent plus subir autant. Alors, ils montent leur bloc d’un cran afin de contrecarrer les desseins adverses. Mais il en faut davantage pour altérer la confiance des Turcs. Même si M. Busacca oublie une faute de Sabri sur Lahm à la limite de la surface (62e), ils font mieux que résister au rouleau compresseur allemand qui commence à dérouler. Ils reculent mais sont si bien regroupés qu’ils ne laissent que peu d’espaces. Si ce n’est une frappe surpuissante signée Hitzlperger (72e) rasant le montant droit du but gardé par Rüstü.

Retournement. On semble se diriger vers la prolongation lorsque Lahm déborde sur la gauche et centre. Rüstü se troue sur sa sortie et Klose marque dans le but vide (78e). Consternation sur le banc turc. Stade de Bâle, presque tout de blanc vêtu, en folie. Mais comme chacun le sait, le onze de Terim ne s’avoue jamais vaincu. Alors, il attaque sans cesse. Et sur le côté droit, Sabri enrhume Lahm avec un grand pont et distille un centre que Semih reprend du gauche et égalise (86e). Deux partout, incroyable ! La rencontre est loin d’être terminée. On entre dans la dernière minute, lorsque Lahm, coupable sur le but encaissé précédemment, effectue un rush sur le flanc gauche, s’appuie sur Podolski et ne laisse aucune chance à Rüstü (90e). Quel retournement de situation ! Les Turcs ne méritaient pas un tel épilogue et les Allemands ont réussi un « happy end » à la turque. Pour eux, c’est Byzance !

Alain Goujon, Sud Ouest

26 juin 2008 - 1 commentaire
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EN VIDEO : Domenech peut-il remplacer sa défense ?

Défense gruyère pour les uns, joueurs vieillissants pour les autres. La France va affronter l’Italie en se souvenant des 4 buts encaissés face aux Pays-Bas. Quel sera la défense titulaire mardi soir dans ce match décisif ?

Le poste de gardien de but n’est en principe pas menacé. Auteur d’un match moyen, Gregory Coupet pourrait vivre sa dernière sélection en Bleu si l’équipe de France vient à être éliminée du tournoi. On ne voit ni Frey ni Mandanda, aucune expérience de compétition internationale à leur actif, remplacer l’ex gardien de but lyonnais pour ce match décisif.

Sur le côté gauche, Evra devrait logiquement tenir sa place. Auteur d’une saison exceptionnelle, le Mancunien est autant fautif que les autres dans la noyade hollandaise. Mais on peut compter sur sa vivacité, son initiative et sa prise de risque offensive. Il joue beaucoup plus vers l’avant qu’Abidal et son apport offensif permettra de battre les Italiens.
Sur le côté droit, Sagnol est dans une méforme criante depuis des semaines. A bout de souffle après seulement 20 minutes de jeu, le Munichois manque de fraîcheur et de compétition. On ne peut pas reprocher à Willy son métier et son talent. Mais dans une telle compétition, ce sont les meilleurs du moment qui jouent. Et même si l’on peut fustiger le choix de Domenech de sélectionner Clerc à la place de Sagna, le latéral droit lyonnais doit jouer.

Dans l’axe de la défense, Thuram est en fin de carrière. Ses limites physiques et techniques pour un homme de 36 ans ont crevé l’écran vendredi soir. Moins à l’aise avec le ballon et effacé dans les duels, le champion du monde 1998 a surement fait la compétition de trop. A ses côtés, Gallas est à la limite de la rupture. Le capitaine des Gunners a connu quelques pépins physiques cette année qui l’a empêché d’évoluer à son véritable niveau. Il peut cependant retrouver ses moyens s’il est accompagné d’un joueur solide dans les duels. Boumsong ou Abidal seraient les joueurs les plus complémentaires à Gallas.

Et si par malheur cette défense recomposée ne suffit pas, Domenech pourra prendre exemple sur ce soigneur néerlandais. Il parait que Jean-Pierre Paclet (medecin) ou Michel Brohan (kinésithérapeute) sont d’excellents gardiens de buts.


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Tous les buts de l’Euro en vidéo 3D sur Virtual Replay

Votre journée de travail s’est terminé aux alentours de 20h. Vous avez débauché trop tard et vous avez manqué les trois buts de l’affiche Italie-Pays Bas? Un petit logiciel errant dans l’immensité d’Internet va vous permettre de revoir ces trois buts dans tous les angles et sans modération.

virtualreplay.JPGL’expérience tenté en 2004 par la BBC s’est avérée concluante. Profitant de la période de l’Euro 2004, la site de la chaîne britannique avait décidé de lancer Virtual Replay, logiciel géré par la société sportflashback. Les visiteurs avaient ainsi accès à tous les buts de la compétition en 3 Dimensions. Cette année, vous pourrez revoir les plus belles actions du championnat d’Europe 2008 sur ce même logiciel disponible sur les site de myfreesport et de yahoo sport (en partenariat avec eurosport). Myfreesport est un habitué du Virtual Replay. Mis à disposition cette année pour la Ligue 1, le rugby et les matchs éliminatoires de l’équipe de France, le logiciel fait son retour pour l’Euro 2008. “Le succès de Virtual Replay ne se dément pas. Pour le match France-Ukraine de juin 2007, nous avons fait 70.000 visites sur le logiciel.” déclare un journaliste du site. Certes, les images ne sont pas celles du matchs et les petits bonhommes remplacent les vrais joueurs mais Virutal Replay offre néanmoins de nombreux avantages.

Le premier est d’avoir accès à tous les buts de la compétition. Alors que les chaînes de télévision sélectionnent les plus beaux buts, Virtual Replay vous donne accès aux buts de votre équipe favorite. Si lors de la finale le 29 juin vous souhaitez revoir comment Podolski a marqué contre la Pologne, il suffit de se connecter sur le petit logiciel en ligne.

Second privilège : vous utilisez une caméra au choix pour visionner votre action favorite. Si vous souhaitez revoir un but d’une caméra placée à gauche, d’une caméra située en hauteur ou perchée au dessus du terrain, vous avez juste à sélectionner la vue de votre choix. Un zoom permet de se rapprocher de l’action et de se fondre dans les joueurs. Les détails du but en deviennent d’autant plus agréables.

Virtual Replay est un logiciel interactif d’une grande maniabilité. Simple d’utilisation, il satisfait de nombreux internautes. En France, ce sont les sites de myfreesport et de yahoo sport qui mettent à disposition Virutal Replay surleurs sites internet. Virtual Replay restera en ligne pendant et après la compétition. Malgré cela, vous ne pourrez pas faire marquer Benzema contre la Roumanie ni changer Malouda pour le prochain match contre les Pays-Bas.

10 juin 2008 - Aucun commentaire
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